A second show in the trilogy of Paris. This evening was exceptional great,
the audience were entusiastic and Rolling Stones have a huge amount of fans in
France - and always had. Stereophonics did the warm up.
PARIS (AFP) - Les Rolling Stones ont renoué avec les grands espaces en
donnant, mercredi soir, le 2e de leurs trois concerts à Paris devant quelque
60.000 spectateurs au stade de France à Saint-Denis, après la relative intimité
du palais omnisports de Paris-Bercy, théâtre de leurs retrouvailles lundi soir
avec le public de la capitale.
Le plus ancien des groupes de rock encore en activité avait déjà joué au
stade de France il y a cinq ans, au lendemain des exploits des Bleus dans
l'enceinte sportive. Depuis Zinedine Zidane, Fabien Barthez, Emmanuel Petit ont
perdu leur trophée de champions du monde.
Même s'il a parfois vacillé, le trône sur lequel sont fermement assis Mick
Jagger, "satanique majesté" désormais anoblie, les toujours
roturiers Keith Richards (guitare), Charlie Watts (batterie) et Ron Woods (guitare)
ne leur a toujours pas été ravi par les jeunes pousses qui se pressent en
nombre.
Le conflit des intermittents n'aura pas eu d'incidence sur cette prestation
des toujours enfants terribles du rock. Repoussés mardi par la police alors
qu'ils tentaient de s'opposer à l'entrée du matériel dans le stade, les
intermittents avaient obtenu du promoteur canadien de la tournée, Michaël Cohl,
le droit de s'exprimer en lever de rideau.
Juste avant la tombée de la nuit, les Stones et leurs comparses (une section
de cuivre, trois choristes, un clavier et une basse) sont entrés sous les
vivats d'une foule qui avait acquis de 67,50 à 143 euros le droit de voir leurs
idoles.
Vues de loin, ce qui est la rançon de ce type de lieu, mais vues néanmoins
grâce à l'écran en plusieurs parties situé au dessus de la scène qui permet
de multiplier les angles et points de vues et de mieux apprécier la gestuelle
de chacun.
Vues également grâce au goût prononcé de Jagger pour les tenues de
couleur, le bientôt sexagénaire n'hésitant pas à arborer des tons que le bon
goût réprouve sans doute mais qui captent le regard à plusieurs centaines de
mètres à la ronde.
En professionnels rodés (41 ans de scène), les Stones adaptent leur répertoire
en fonction de la jauge de l'endroit où ils se produisent. Pour satisfaire le
grand public, à la différence de lieux plus modestes, ils ont opté pour un répertoire
où figurent généreusement tubes et standards.
Brown Sugar en ouverture a tout de suite mis la foule en condition, cette
dernière ayant vite fait d'abandonner le confort des sièges pour se lever plus
ou moins en rythme et accompagner la toupie virevoltante qui parcourait à un
pas de gymnaste la longue scène.
Le public s'est accordé quelques rares respirations le temps d'une ballade
comme Angie mais très vite l'action a repris. Ont défilé ainsi Bitch,
Tumbling dice, Sympathy for the devil, au cours duquel le stade entier a entonné
les fameux "Ouh ouh" qui sont la signature de la chanson, l'ondulant
Miss you ou bien encore le martial Street fighting man dans lequel Jagger il y a
maintenant 34 ans lançait "Mais qu'est-ce qu'un pauvre garçon peut faire
à part chanter dans un groupe de rock'n roll?".